mercredi 22 novembre 2017

Beine-Nauroy

Le village de Beine-Nauroy, chef-lieu de canton,  compte 1048 Beinois et Beinoises.
Situé à 17km de Reims, entre la Vesle et la Suippe, Beine dont on ignore l’origine exacte, est déjà mentionnée au 9e siècle dans « le polyptique de Saint Rémi » sous le nom de « Baina » et était l’un des plus anciens domaines de l’abbaye de Saint-Rémi de Reims.
BEINE a été jadis une importante bourgade, entourée de remparts percés de deux portes, et de fossés larges et profonds.
L’église paroissiale dédiée à Saint Laurent est un édifice du style de transition du XIIème siècle.


Le 13 septembre 1914, les Allemands transforment l’église en ambulance, mais elle est ensuite rendue au culte pour les Allemands. Ils font sauter le clocher le 15 mars 1916, sous prétexte qu’il servait de point de repère pour l’artillerie.
Les bombardements français achèvent la destruction de l’édifice dont il ne reste que quelques murailles et les arcades de la grande nef. Toutes les maisons du village sont également détruites ou doivent être rasées, sauf deux qui peuvent être réparées.
L’église est classée monument historique et la reconstruction, entreprise par les
Beaux-arts, débute au printemps 1925. Elle sera reconstruite à l’identique et de nouvelles verrières sont placées en 1927.
Après la guerre, le 14 juin 1950, l’ancienne commune de Beine, en souvenir du village voisin, Nauroy, détruit pendant la première guerre mondiale, y ajoute son nom et devient Beine-Nauroy.
Vu des monts de Berru ou des monts de Champagne, deux de ces magnifiques horizons, le village ressemble à un oasis verdoyant au milieu du plateau crayeux qui s’étend entre les vallées de la Vesle et de la Suippes.
Carrefour des routes départementales 34,64 et de la route du « Milan », Beine-Nauroy offre à ses 1 048 habitants et les automobilistes venant des villages des alentours (Sillery, Nogent l’Abbesse, Berru, Epoye…) cinq entrées passionnément fleuries par des bénévoles. De chaque côté de la rue principale s’alignent les maisons reconstruites après les guerres et les corps de fermes avec leurs portes cochères rappelant qu’on est en zone rurale caractérisée par une belle église du XIIème siècle (dédiée à Saint Laurent, célèbre par la beauté de ses vitraux) et une mairie rénovée. La périphérie permet aux beinois(es) ou beinais(es) de profiter des espaces verts boisés où noyers, cerisiers, pruniers, poiriers et pommiers font le bonheur des riverains et des gourmets.
Le ballet d’engins agricoles, surtout aux moments de moissons, de fauchage de luzerne ou de récolte de betterave…témoigne l’importance des activités dans les champs au village. Les exploitants agricoles sont à l’affût des nouvelles techniques de productions raisonnées et respectueuses de la nature, les nombreux essais sur le terrain reflètent leur dynamisme et leur volonté de démontrer aux nouveaux habitants qu’il fait « bon vivre » dans ce merveilleux milieu qu’est la campagne.
La zone artisanale est occupée par un centre agricole d’approvisionnements et de collectes ainsi que par une entreprise mécanique de fabrication de pièces usinées (première exportatrice de la CCBB). Zone artisanale viabilisée, elle est prête à accueillir d’autres artisans. Un autre site privé est le siège d’un organisme de stockage et de tri de déchets inertes.
« Elfervescence » c’est l’artisanat local (couteaux, bijoux…)
Un citadin qui s’installe à Beine-Nauroy ne regrette pas son quartier car les services proposés sont multiples et adaptés aux personnes qui travaillent à l’extérieur. En effet le groupe scolaire comporte une maternelle à 3 niveaux et une primaire de 5 classes avec cantine et garderie. Le centre aéré est ouvert l’été.
13  assistantes maternelles agréées assurent les gardes des enfants.
Une équipe de 3 infirmières et un kinésithérapeute sont installés dans l’ancien presbytère et seront rejoints par un médecin  bientôt.
Un cabinet vétérinaire est installé rue de Sillery pour soigner nos amis à quatre pattes.
Le Centre de Première Intervention (C.P.I) assure les premiers secours avec 12 pompiers volontaires.
D’autres entrepreneurs sont prêts à rendre service : un maçon, un menuisier, 2 plombier, un chauffagiste électrique, un informaticien…
Et puis Beine-Nauroy à son boulanger, son maraicher le vendredi : en fin d’après-midi Christophe étale des fruits et des légumes frais où connaisseurs et personnes âgées font la queue joyeusement en échangeant les nouvelles de la semaine.
Le samedi soir, le camion « pizzeria » s’installe sur la place et nombreux sont les foyers où la pizza est au menu du souper.
La culture n’est pas oubliée à Beine-Nauroy : la médiathèque est non seulement un lieu de lecture ou de prêts d’ouvrages mais également culturel avec des activités thématiques, des expositions de photos, de peintures…
L’observatoire de Beine-Nauroy est connu dans la région par les passionnés et dédié à la découverte du ciel étoilé mais les simples curieux peuvent voir également les astres en vrai avec le plus grand télescope de la région (le T410) sous la coupole.
Les beinois n’ont pas le temps de s’ennuyer : Le Centre d’Animation de Beine (C.A.B) fort de ses 400 adhérents propose 22 activités : de l’éveil pour les petits au club de l’amitié pour les aînés en passant par des activités sportives, culturelles et artistiques pour tout le monde. D’autres associations animent également le village (amicale des sapeurs pompiers, fanfare, A.D.M.R, musique, patcheuse, évènement, Association Foncière….)
Beine-Nauroy accueille tout au long de l’année des événements sportifs départementaux ou régionaux (Judo, Basket, Tir à L’arc…) voire nationale comme la coupe de France Dames de cyclisme.
Enfin Beine était occupé pendant les 2 guerres, Nauroy était détruit, les beinois se souviennent et par l’Association « Les amis de Nauroy et de l’église de Beine », des bénévoles font revivre le village disparu et accomplissent le devoir de mémoire.